La vue et le Travail

La vue et le Travail

L'oeil est l'organe de la vision. C'est une merveille de précision, supérieure à la plus perfectionnée des caméras. Comme tous les instruments devant de surcroît servir longtemps et souvent, il n'est pas à l'abri des défauts d'origine, de fonctionnement et de vieillissement...(voir rubrique Défauts visuels courants). Aussi l'importance de la vue dans la vie professionnelle est une évidence.

Une bonne vision exige un bon équilibre des diverses fonctions visuelles, une bonne souplesse d'utilisation et un environnement propice aux tâches exigées dans le travail.

Pour bien travailler il faut bien voir. 

Dans le monde actuel, la vision est de plus en plus sollicitée. Le surmenage de l'oeil commence dès le plus jeune âge, à l'école ou ...devant l'écran de la télévision, le PC, les consoles....Il se poursuit dans le milieu professionnel, ateliers, chantiers ou bureaux, pendant les transports (surtout en voiture), les vacances et les loisirs, à la montagne ou à la mer, notamment.

Un mauvais éclairage, trop faible ou trop fort, mal réparti, mal orienté est un facteur important de fatigue qui se manifeste d'abord par des picotements, une douleur sourde dans le globe oculaire, enfin des maux de tête et une diminution temporaire de la vision (troubles de la convergence et de l'accommodation).

Par éclairement il faut entendre à la fois l'éclairage du lieu et de l'objet de travail mais aussi la luminance de celui-ci (qui dépend de son pouvoir de réflexion, de sa teinte, de sa brillance, etc...)

Un éclairage trop violent peut même détériorer les structures oculaires (il n'est qu'à observer à cet égard le nombre des lésions de la tâche jaune survenues aux personnes qui regardent les éclipses solaires sans prendre de précautions suffisantes.)

L'acuité visuelle augmente proportionnellement à l'éclairement jusqu'à un certain seuil de confort et d'efficacité.

Les fonctions visuelles

Ces fonctions sont nombreuses et variées. Elles concourent à ce que l'on appelle les aptitudes visuelles. Pour une profession considérée, elles sont variables mais les deux plus importantes qui se retrouvent pratiquement dans tous les métiers sont la perception des détails et la vision des contrastes.

L'acuité :

C'est le pouvoir séparateur de l'oeil. Il se définit comme étant le plus petit angle sous lequel l'oeil peut séparer deux points distincts. En France elle est généralement indiquée par une fraction (7/10 - 10/10 - 15/10 etc...) On admet que les acuités inférieures à 10/10 sont considérées comme en dessous de la normale.

L'acuité correspond à la sensibilité de la rétine et elle diminue avec l'âge.

La détermination de l'acuité visuelle est très importante chez le travailleur : elle peut conditionner le choix d'un métier (ex : pilote) et l'évaluation d'une invalidité en cas d'affaiblissement.

Il faut aussi distinguer les capacités visuelles de près et celles de loin, leur importance n'est pas identique selon les professions que l'on classe en non-visuelles, semi-visuelles et super-visuelles.

 

Le champs visuel : 

Pour chaque oeil le champs visuel s'étend normalement de 60° en haut du point de fixation jusqu'à 70° vers le bas et d'environ 90° de l'arrête du nez vers l'extérieur (parfois un peu plus). Ce qui fait un champ vertical de 130° max et, pour les deux yeux, de quelque 180° latéralement. On distinguera donc le champ de vision monoculaire (un oeil) ou binoculaire ( les deux yeux).

L'adaptation : 

Elle est de différents types : à l'obscurité, à l'éblouissement.

L'une et l'autre sont nécessaires dans certaines professions. Il s'agit en l'occurrence de déterminer la rapidité de l'accoutumance de l'oeil, voire du réflexe rétinien, à la lumière, que celle-ci soit ou trop faible ou trop vive. Pour la mesurer on détermine un seuil lumineux absolu, un seuil d'acuité, un seuil de perception des couleurs, un seuil de réflexe pupillaire, etc...

Ces test simples suffisent généralement en médecine du travail. Mais pour certains travaux de nuit, il est nécessaire de recourir à des métodes scientifiques d'établissement de courbe d'adaptation à l'obscurité.

La vision binoculaire :

Elle se traduit par une sensation unique des images perçues par les deux yeux. Cette fonction qui donne à la vue le sens de la profondeur ou du relief, ne s'aquiert que durant la toute première enfance, jusqu'à l'âge de 5 ans.

La fusion des deux visions de chaque oeil s'opère au niveau cortical. mais il est essentiel pour que la vision binoculaire soit bonne que les deux yeux conservent une intégrité identique et, en quelque sorte, que les images qu'ils nous donnent soient similaires en dimension, en couleur, en netteté.

Le travail sur écran

 

Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage, voici quelques ouvrages

 . Les aptitudes visuelles professionnelles (IMS Bruxelles) G.VERRIEST et G.HERMANS

 . Optique physiologique (ed. REVUE D'OPTIQUE) Y. LE GRAND

 . Guide pratique du médecin d'orientation professionnelle. (ed. MASSON)

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